Publié par L'équipe snta-cfdt Brit Air le Wednesday 27 July 2011 à 20:16 dans
Dialogue
Un peu d’histoire:
Le 14 pluviôse 2011 (23 mai 2011 de notre calendrier) , les Etats-Généraux (équivalent du Comité d’Entreprise) débutent à MONTROULEZ avec trois ordres distincts : Le Tiers-Etat (le SNTA-CFDT BRITAIR), la Noblesse (la Direction) et le Clergé (la DOV) .
Le Tiers-Etat, par l’intermédiaire de l’abbé Sieyès (Dahan), ne tarde pas à réclamer la réunion des trois ordres par un courrier du 23 pluviôse 2011 (23 mai 2011).
Le 30 ventôse 2011 (30 juin 2011), les trois parties se réunissent dans la salle du Jeu de Paume (le troisième étage) car leur salle habituelle leur a été confisquée par le Roi L. XVI.
Les représentant du Tiers-Etat y proclament haut et fort la vérité sur le CRJ1000 :
- Les passagers et leur désarroi : Les passagers ne peuvent plus attendre dans le confinement du fond de la cabine que l’on décharge les bagages cabines avec l’APU coupée, quelquefois plus de 20 minutes. Ils ne peuvent se réjouir de la cabine en bi-classe qui met ensembles des pax haute contribution avec des pax en classe éco.
- Les PNC vivent de plus en plus mal la programmation en 5/3, souvent répétitive sur 8 jours, sur cette machine qui certes va plus vite mais laisse apparaître une fatigue inhabituelle, que l’on ne connaissait pas sur le FK100 ou les autres CRJ. La course après le temps pour sauver la ponctualité est redoutable pour la fatigue équipage. Les temps d’escale sont raccourcis au plus serré, et l’on doit la ponctualité à un temps de vol nettement moins long.
De plus, le bruit élevé du CRJ 1000 en cabine alors que l’on nous le vantait silencieux, le bruit dans les cockpits des CRJ 1000 (et toujours sur le 700) généré par les ventilateurs pour le refroidissement de l’avionique, le confinement serré du galley et un catering inadapté, des sièges PNC très inconfortables avec notamment une boucle de ceinture qui remonte au niveau du sternum même si on la règle basse, une programmation épuisante en 5/3 sur des vols très courts, des chargements hôteliers inadaptés et trop souvent différents sur ORLY avec les Plans de chargement fournis par le Service du PNC, des bagages PEQ disséminés en cabine faute de place, tous ces éléments laissent apparaître une fatigue physique et morale sévère pour laquelle il va falloir trouver des solutions. Les maux les plus fréquents sont le mal au dos, douleurs aux articulations, aux oreilles, et la perte de vigilance dès la 4ème étape.
À partir du 5 germinal 2011 (3 juillet 2011), des incidents surviennent à Paris : PNC qui débarquent cause fatigue, des PNC qui tombent malades, des PNC qui se cassent le dos, des PNC qui en ont tout simplement ras-le-bol du 1000, de son catering et de ses cadences infernales.
Le Duc de Liancourt (le chef PNC) vient en informer le Roi L XVI.
Le roi lui demande : “Mais, c’est une révolte ?”
Liancourt de répondre au Roi, de manière visionnaire : “Non Sire, c’est une révolution !”
Mais cette révolution ne s’arrête pas au peuple du Tiers Etat. La révolution gronde aussi chez les élus locaux qui se sont ouvertement plaint au Ministre des Transports (au point de décider AF à mettre de l’ERJ 190 sur les lignes ORY/CFE,ORY/MLH et ORY/SXB cette hiver):
Députés et sénateurs montent au créneau
Les députés et sénateurs auvergnats sont aussi montés au créneau. Ils ont cosigné une lettre envoyée au P-DG de la SNCF pour contester le choix de Bercy au moment où « les responsables internationaux des transports préconisent que les gares soient des lieux de vie avec commerces et services », déplorant ainsi qu’une fois de plus les « utilisateurs auvergnats du train se retrouvent dans une gare secondaire et isolée ».
Ils ont également envoyé un courrier P-DG d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon, pour signifier leurs inquiétudes devant le désinvestissement de la compagnie sur l’aéroport de Clermont-Ferrand. Après la fermeture de nombreuses lignes, dont Clermont-Ferrand/Marseille, il semblerait que « Clermont-Lyon soit également menacée ».
Il déplore également la mise en place du nouvel avion bombardier sur Paris qui « se traduit par des arrivées à Orly soit par bus soit à proximité des passerelles où il faut monter, descendre puis monter ».
(à lire sur CLERMONT MA VILLE )
Qu’à fait le roi ?
Et bien il a repris le conseil de sa reine : “s’ils n’ont plus de pain,donnez leur des brioches”
Et cette brioche correspond au courrier reçu et qui est une véritable insulte contre le peuple.
Soit le roi n’a rien compris soit il est très mal conseillé par son clergé !!!!
Le peuple ne demande pas des mesurettes MAIS DE VRAIES SOLUTIONS !!!
Quelles sont les solutions?
Nous savons très bien que la machine est là et qu’il faut faire avec. Nous voulons pourtant apporter des réponses urgentes aux passagers et aux PN engagés sur cette machine.
-Pour les passagers, il faut les laisser respirer frais dans l’attente du déchargement des bagages cabine. Cette attente d’ailleurs doit être la plus courte possible pour éviter l’émeute et les critiques virulentes des PAX adressées au PNC lorsqu’ils quittent l’appareil. Difficile de garder le moral en passant son temps à s’excuser quelquefois sur 8 étapes.La procédure bagage cabine en test est bien le signe que le clergé (la DOV) ne vole pas et est loin de la réalité du peuple : comment peut-on pondre une telle procédure sans savoir que la majorité des escales ont un charriot et qu’elles attendent qu’il soit rempli pour le positionner ???!!!!
-Pour les PN, même si cela est conventionnel, il faut cesser la répétition de programmation en 5/3, voire même l’envisager en 3/3.
-Mettre des ceintures de CRJ 700 sur les sièges de structure PNC, Les bouchons d’oreille doivent être autorisés et qu’on arrête de nous dire que c’est à l’étude.
- Le catering en multi-emport doit être supprimé sur le CRJ1000 et on doit revenir à du double-emport EXCLUSIVEMENT (les PNC AF ont bien réussi à maintenir un PNC supp sur leurs vols alors pourquoi ne pourrions-nous pas revenir à un chargement double-emport sur 1000?)!!!!!
Tant pis Votre Majesté si on vous a gâché le plaisir des premiers résultats d’exploitation de cette machine, mais cette vérité vous devez aussi l’entendre.
À défaut d’écoute de votre part, une prise de la Bastille est à envisager …..
(Cette parjure nous vaudra bien la guillotine
!)
N’hésitez pas à continuer à nous faire remonter vos expériences de programmation atypiques ou de fatigue, nous nous chargerons de les faire entendre à la cour.
L’équipe snta-cfdt
Publié par L'équipe snta-cfdt Brit Air le Thursday 21 July 2011 à 22:32 dans
Dialogue
Les préavis se succèdent à Air France et de fait, il convient pour la CFDT BritAir de se positionner sur les revendications mises en avant:
- Réduction de la composition des équipages: la Direction d’AF cherche à obtenir le ratio d’un PNC pour 46 PAX, il est de un pour 35 pax actuellement.
- Protocole de service Long Courrier: recherche de la direction d’AF de gains de productivité.
- La réouverture des négociations « Bases Provinces » sur la base de l’Accord Collectif 2008/2013 (augmentation de la rémunération de l’heure de vol).
De ces revendications, dont nous comprenons la légitimité, le PNC Brit Air n’est pas impacté puisqu’il est déjà aux conditions demandées par la direction d’AF (ce qui sera un plus cet automne lors des négociations sur les bases provinces).
Le SNTA-CFDT n’appelle donc pas les PNC Brit Air à cesser le travail pour ces raisons qui, encore une fois, bien que légitimes, ne nous impactent pas directement.
Concernant le plan Base Province, nous vous avons déjà fait état de l’accord de la direction de Brit Air de s’engager dès la rentrée dans un protocole définissant le périmètre d’activité suite à notre demande.
Là encore notre stratégie à ce jour n’est pas d’utiliser la grève pour forcer la main dans la précipitation, mais de donner une chance à la négociation acceptée par les deux parties.
D’autant que les syndicats PNC Air France sont actuellement en conflit avec leur Direction sur le sujet même des bases provinces et donc ils (les syndicats AF et leur Direction) sont moins disponibles et encore moins à l’écoute pour les filiales (dixit un cadre dirigeant AF que nous avons contacté).
Le périmètre d’activité à négocier à partir de cet automne c’est pour le SNTA-CFDT BRITAIR :
- Un accord qui va définir l’activité Brit Air dans les prochaines années en terme de charges avions et en terme de volume d’heures de vol et donc de personnels actifs.
- La baisse (éventuelle) de charge avion doit se traduire par le maintien de l’emploi (zéro licenciement), le maintien des personnels sur base, la priorité au reclassement pour tous les personnels en cas d’impact, le départ négocié pour les volontaires, la création d’une filière AF pour rejoindre la maison mère sur la base du volontariat (des pistes de travail sont à l’étude).
Il convient pour l’heure de réserver nos forces pour bâtir cet accord de périmètre d’activité, la méthode que nous privilégions c’est la négociation avant tout conflit et, aujourd’hui, la table des négociations est toujours ouverte.
Bien évidemment, nous réitérons notre consigne de non substitution durant cette période et nous vous invitons à la retenue quant aux modifications de planning et/ou déclenchement qui vous amèneraient à remplacer nos collègues PNC AIR FRANCE grévistes . Leur combat est légitime!
L’équipe SNTA-CFDT
Publié par L'équipe snta-cfdt Brit Air le Monday 04 July 2011 à 15:27 dans
Dialogue
On entend tout et son contraire sur le périmètre d’activité BritAir, aussi, cette notion mérite quelques éclaircissements.
Avec le projet de plan base d’Air France, si celui-ci est adopté par les PNT et surtout les PNC AF, les compagnies filiales seront forcément impactées sur leur réseau et Britair n’y coupera pas.
Donc, sur le schéma présenté par AF et dans un premier temps, les lignes NTE/MRS et RNS/MRS seraient reprises directement par AF.
On nous “switch” ces lignes franchisées, par du NTE/LYS en équivalence, la direction pariant sur une meilleure profitabilité de cette ligne, chiffre à l’appui.
Face la crainte légitime des salariés d’abord localement concernés et plus globalement ceux de l’ensemble du groupe Brit Air, la CFDT a demandé à la direction de définir le périmètre d’activité de Brit AIr dans les meilleurs délais et dès lors que le plan base passerait à exécution.
Qu’est ce que nous voulons voir dans la définition du périmètre d’activité ?
- Avant tout, dans le cadre d’un accord sur 3 ou 4 ans (pour coller à l’accord triennal chez AF), nous voulons avoir la garantie d’une activité minimale en terme de charge avion, de nombre d’étapes et d’heures de vol. Cette garantie dimensionnant les effectifs et la rémunération.
- Ensuite, il faut se prémunir d’une baisse d’activité et trouver un panel de propositions à faire aux salariés qui, selon les évolutions et les choix de la compagnie, pourront aspirer à changer d’orientation.
Plusieurs hypothèses ont d’ores et déjà été évoquées lors de l’entretien que nous avions sollicité auprès de la Direction la semaine dernière et pour faire suite aux craintes légitimes des salariés :
-Rester à Brit Air, sur sa base ou pas,
-Quitter Brit Air de façon négociée,
-Prendre une filière spécifique pour rejoindre la maison mère,
- Changer de métier au sein de la compagnie DB,…..
Bref la liste n’est pas exhaustive et vous l’aurez compris il s’agit pour nous de protéger et de privilégier l’emploi.
La demande que la CFDT a formulé à la direction d’ouvrir ces négociations a reçu un écho favorable avec des réunions sur ces thèmes à l’automne prochain. Ce calendrier s’impose à nous car Air France refuse net de discuter avec ses filiales tant qu’elle-même n’aura pas finalisé ses négociations avec ses syndicats. D’autant que d’après nos contacts chez AF, cet accord est encore loin (grève prévue chez AF le 29,30 et 31 juillet) d’être signé.
Insuffisant, creux, vide, mascarade diront certains, mais Lire la suite…
Publié par L'équipe snta-cfdt Brit Air le Friday 01 July 2011 à 08:01 dans
Dialogue
Grâce à la question anodine d’un PNC (merci Marc), à la persévérance de vos élus DP (merci lolo) et au travail de fourmis des techniciennes de la paie (encore merci de nous avoir supporté), le SNTA/CFDT a pu mettre en évidence que la Direction n’était pas en règle avec la législation concernant le calcul des indemnités de congés payés lorsqu’un PN avait pris des congés payés par anticipation.
Un développement informatique est donc en cours afin de corriger cette erreur.
Nous arrivons donc au terme de ce long travail de recherche et de rattrapage de salaire sur 5 ans en arrière.
Les salariés concernés (73 PS,153 PNC, 126 PNT) vont pouvoir constater dès la fin juin 2011 dans un premier temps des rubriques de régularisation dans leur bulletin de paye.
Pour votre information la fourchette des rattrapages de salaire part de quelques dizaines d’euros à plus d’un millier d’euros (ceci est fonction du nombre de CP pris par anticipation).
Tout d’abord un peu de théorie pour Lire la suite…