Archive for Thursday 26 August 2010 à 17:24

PS LYON, avenant 35H, un accord à minima…

Le sonotone à peine moins défaillant, une direction qui entend que ce qu’elle veut bien entendre, la CFDT signe un accord temporaire (après concertation avec les intéressés) pour permettre aux agent 25H de passer à 35H jusqu’à la fin du programme été 2010.

L’accord sera rapidement applicable vu que nous avons dépassé les 50% de signatures représentatives, seuls la CGT et l’UGICT se sont abstenus.

Ce qu’il fallait évacuer pour trouver un accord, c’était de ne pas engager les personnels déjà à 35H dans des doubles vacations pour permettre ces avenants. Prendre les uns pour taper sur les autres, ce n’est pas acceptable. C’est chose faite, seuls les volontaires déjà à 35H pourront s’ils le souhaitent faire de la double vacation par acte de volontariat, mais là nous sommes sans illusion. Sans illusion car le dispositif n’est certainement pas attractif.

Ce que dit l’accord:

- Passage des 25H à 35H par avenant pour les volontaires.

- Ceux qui prennent l’avenant 35H feront une double vacation par semaine.

- La deuxième vacation programmée sera indemnisée sur les frais kilométriques comme une double vac en régulation.

- Si les agents sont en nombre suffisant, la double vac  pourra sauter (c’est une pratique qui existe déjà)

- Le délai de prévenance pour la double vacation sera de 7 jours minimum sauf sur la première semaine de la mise en application de l’accord.

Voilà, rien de très folichon, limite pathétique, la seule satisfaction est de donner la possibilité de travailler un peu plus aux agents à 25H, (environ 400 euros/mois), ceci avant d’aborder le programme hiver 2010/2011 avec une baisse d’activité notable sur LYON, ( normalement 3 lignes perdues), donc un retour probable à 25H pour les agents concernés.

Agents LYS: Quand la direction n’entend pas…

Si on cherchait les prémices de ce qui pouvait nous tomber dessus à la rentrée, voilà  que la direction nous livre son premier lot de provocation avec les personnels de LYON!

Quelle est donc cette direction qui propose de passer temporairement (jusqu’au 31/10/2010) les salariés de l’escale à LYON de 25H à 35H hebdomadaires en échange de 2 doubles vacations par semaine pour tous les agents!!! Si ce n’est pas de la provocation, c’est faire insulte à l’intelligence des salariés de l’escale en tentant de les diviser.

Les délégués ont tenté de faire une proposition à la direction, (eh oui bonne poire), sur la base du volontariat des agents et moyennant rémunération  de la double vacation à sa juste valeur. Une valeur qui se justifie par le fait qu’un agent qui reste 3 à 4 heures minimum (non payées) à attendre! Certains diraient qu’il est supposé rentrer chez lui pour revenir pour la deuxième vacation,  il faut juste se rappeler que les distances jusqu’au domicile varient d’un agent à l’autre, que la vie sociale et personnelle en prend un coup pour le “coût” tant dans l’organisation des gardes d’enfant ou autres… L’indemnité pour le coût des trajets aller et retour n’est pas représentative de la réalité des dépenses engendrées par la double vacation.

Ces agents de LYON sont corvéables à merci, leur contrat à 25H ne leur permet pas d’avoir une rémunération décente et quand bien même ils voudraient compléter leur rémunération à hauteur de 35H par un autre emploi,  ils ne peuvent pas vu que même avec 25H on les fait venir autant (en nombre de jours) que les agents à 35H.

Par mesure de rétorsion, la direction préfèrent alors prendre des intérimaires, (qu’elle paye plus cher), encore faut-il qu’elle en trouve en cette période, mais ils ne restent pas car ils sont souvent non qualifiés ou refusent de faire les horaires des agents en place, c’est quand même un signe.

Vraiment ce que demandent les agents c’est peanuts, voyez alors où la direction met ses priorités, dans ses primes de résultats et dans son rafiot de communication…

La table des négos est ouverte pour nous, les agents eux sont définitivement écoeurés de tant de mépris, l’ambiance de travail dans ces conditions n’y est plus.  Le préavis est suspendu, tout comme les salariés qui n’attendent qu’un signe pour repartir en conflit, seul moyen de se faire entendre, hélas. Monsieur le Directeur Général, sans intervention urgente de votre part pour négocier vraiment, nous allons vers des jours difficiles…