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MISE EN GARDE : cet article ne vise personne expressément et tout rapport avec quelqu’un de connu ou inconnu ne serait qu’un pur hasard involontaire de la part de L’équipe SNTA-CFDT. Cet article n’est le reflet d’aucune réalité. Si vous lisez la suite de cet article, vous acceptez le principe que celui-ci est totalement infondé.


Un “grand chef cadre manager” de Britair est quelqu’un de vraiment motivé et tenace. Il voulait un bateau, il a eu un bateau. Il voulait une coupe de golf à Carantec, il l’a eu. Il veut la fin de BritAir pour enfin pouvoir se casser de ce bled perdu qu’est Morlaix, il va l’avoir.

Tout est fait pour maintenir les résultats de BritAir tout  juste au niveau de la ligne de flottaison, pas celle du bateau, non, trop simple, mais celle qui sert à renflouer les poches d’un  “grand chef cadre manager”, qui s’ennuie ferme à la BritAir avec des « ploucs » de syndicalistes qui n’arrivent franchement pas à la hauteur d’un syndicat AF.

BRITAIR est, paraît-il, très largement déficitaire. Et c’est vrai parce qu’ on a encore eu droit en réunion  CE à un beau tableau et à un beau speech qui dit combien on a encore perdu et combien on est encore nul de ne rien comprendre et que la Spécialisation est la seule issue possible……

Dans la relation Direction-Salariés qui s’est construite ces dernières années à Brit Air, on peut tout de même s’interroger sur le pouvoir absolu d’un homme qui peut amener une entreprise de plus de 1150 salariés au chaos. Le chaos économique bien sûr, mais surtout le KO dans la motivation des salariés à se battre pour la longévité de Brit Air.

À force de nous prendre pour des buses, les salariés ont perdu le peu de confiance qu’il restait.

Oui, autrefois assise, cohérente et crédible, Brit Air devient une aventure. Le choix confirmé du CRJ 1000, dont on se pose encore des questions aujourd’hui, qui occupera s’il se pose l’ensemble du hangar en supprimant donc une ligne de maintenance, qui ne sera jamais au contact des aérogares pour les passagers, qui prendra plus de 35 minutes pour embarquer et débarquer, qui entretiendra le sentiment de claustrophobie, alignement sardines, etc etc…

Air France a fait pour Régional et KLM City un choix de développement et d’avenir ( RAE va faire du BI-CLASSE et donc des vols supp cet été….. et pas nous) , et Brit Air reste dans les mains d’une décision irrévocable, le roi a dit…

Pour essayer de comprendre ce qu’il nous arrive collectivement et pourquoi un “grand chef cadre manager” tient tant à la déchéance des cutéreux que nous sommes, nous faisons içi suivre un article tiré du journal “Libération” et qui nous donne certaines explications sur cette situation, limite ubuesque.

Un narcissique ne fait pas face à la réalité (Note inspirée largement par une interview d’Ali Magoudi, psychanaliste, parue dans Libé daté du 24 mars)

Ali Magoudi aborde d’abord les deux aspects de l’entêtement : l’aspect positif qui s’appelle ténacité et l’aspect négatif qui s’appelle l’obstination. Il distingue l’entêtement obsessionnel (je garde mon jouet qu’on veut me prendre) …, l’entêtement de celui qui croit détenir la vérité (on est pas loin du délire paranoïaque) , et enfin l’entêtement narcissique de celui qui est sûr de lui, de son intelligence et de ses muscles. Celui qui possède ce type d’entêtement « avance en se regardant dans le miroir sans regarder le monde ».
L’entêtement narcissique ne peut s’arrêter que si le principe de réalité vient casser le miroir. “Mais tant que le miroir n’est pas brisé, l’image de soi reste toujours aussi belle”.
Et le lien entre entêtement et pouvoir ? Être élu ou regardé ? Il peut être ennuyeux d’être élu par ceux qui ne sont pas à la hauteur…

Maintenant, transposez ces considérations face à un client ou un collègue ou un directeur ou un conjoint narcissique, et vous verrez que rien n’est simple, d’autant plus que le narcissique exprime rarement ce qu’il souhaite ; il préfère que son interlocuteur les devine…

Il appartient à chacun de faire la transposition qui convient, mais si nous en sommes vraiment arrivés là, il faudra bien réagir collectivement dans l’intérêt de notre avenir à tous.

L’équipe snta-cfdt.