Après cette annonce qui bouleverse et bouleversera fondamentalement les salariés du Groupe Britair (Icare,Britair et Lyon maintenance), L’équipe SNTA-CFDT s’organise afin de consulter tous azimuts.
Nous avons eu une remarque concernant la confidentialité des débats lors du Comité d’Entreprise.Cette information, nous vous en donnions une ébauche il y a deux mois environ dans le cadre d’une réponse à un commentaire en vous signalant que des PNC en stage de recyclage avaient entendu (encore lui) le DOV annoncer que la Direction travaillait sur une restructuration des bases. Les PNC et PNT présents durant cette réunion pourront en attester.De plus, une telle annonce va bien au-delà des réserves d’usage et encore une fois et comme toujours nous assumons!
L’activité de BritAir va se concentrer sur 3 bases : ORY, LYS, RNS. L’information officielle s’arrête là pour l’heure.
Mais nous restons malgré tout avec nos questions: quels vols, avec quels avions, avec quels maillages, et quels personnels? Voler hors base? Muter les personnels? Muter les non-volontaires?
Sans s’attarder sur les résultats économiques des lignes qu’il va rester à BritAir puisqu’il y a fort à parier que nous allons vivre la fin de la franchise (que Britair ne payent plus depuis des mois ) et le début du 100% affrètement (en dollars US), ce n’est plus la peine de calculer. Fini la compagnie bretonne qui s’auto-finance, plus personne n’est dupe.
Vos nombreuses réactions sont légitimes, l’ignorance de notre devenir rendent l’attente de plus en plus insupportable.
Les questions fusent naturellement et surtout celle-ci : que font les élus et les délégués?
Tout d’abord, les élus du Comité d’Entreprise sitôt la nouvelle donnée par le Président, ont exercé leur droit à mandater un expert pour “étudier l’impact économique et social du projet de restructuration du réseau”. La nomination de l’expert est un droit fondamental que les élus peuvent saisir avec le tenue d’une réunion de CE extraordinaire. La tenue de cette réunion extraordinaire a été jugée pour l’instant trop précoce et sans utilité par l’expert (maison) que nous avons consulté car il manque d’informations et celles-ci ne seront données qu’au Comité d’entreprise de décembre 2009. Cette expertise (qui aura lieu à l’issue du CE de décembre) nous donnera les informations nécessaires pour la suite à donner à l’annonce de restructuration.
Nous attendons également “officiellement” ( c’est-à-dire lors du CE) l’annonce du volet social de ce projet.
S’il y a restructuration sans débasement (on ose y croire, pardon) alors il n’y aura lieu que de travailler sur ce que cette réorganisation va impliquer pour le quotidien des PN (mep, nombre de jours hors base…..)
Par contre,si les contrats de travail assignent à une autre base, alors là, ils ne peuvent pas déplacer les populations sans en faire la présentation au Comité d’Entreprise et sans du coup modifier les contrats de travail.
Là ce sera le point de départ et finalement, quand on y pense, on a eu raison de ne pas signer la Réserve Chaude car la Direction sait maintenant que le chantage à l’emploi n’a plus de prise sur nous.
Les Délégués du Personnel eux, en tout cas pour la CFDT (et ils bossent n’en doutez pas une seconde), mettent en branle-bas de combat les contacts que nous avons chez Régional et Air France (même au CA d’Air France), pour recouper les informations des 2 compagnies. Il ne s’agit pas de tirer la couverture à soi, mais bien au contraire de réunir nos moyens d’actions communs.
Les Personnels agents d’escale de LYS de Régional seront les plus touchés, et si la charge de travail augmente pour l’escale de LYS, il faudra accueillir les volontaires dans de bonnes conditions car l’inverse serait également envisageable ailleurs…….
Pour Morlaix, les personnels ne seraient pas concernés par cette restructuration du réseau. Vraiment? Déjà si la franchise venait à disparaitre (ce qui est un risque que nous envisageons) que feront par exemple les gestionnaires des vols? Quels charges de travail pour les mécanos de Morlaix avec la concentration des avions à LYS?Que deviendront les mécanos en escale de NTE, CDG, SXB?
Pour la partie PN, il convient de rester prudent avec les rumeurs. Des passerelles pour aller à Air France, on entend des passerelles plus modestes pour aller chez régional afin de garder sa base. Liste d’ancienneté depuis le rachat (laissez tomber l’ancienneté aéronautique
), liste LCP de groupe, accords collectifs à niveler, grilles de rémunération, fonctions… Ce n’est pas gagné là non plus, on passe du rêve au fantasme et dans la situation qui nous préoccupe mieux vaut garder les pieds sur terre.
Beaucoup de craintes légitimes exprimées sur notre weblog et au téléphone, nous avons tous été échaudées par les débasements/affectations arbitraires de ces dernières années et nous savons de quoi est capable la direction.
A l’approche des fêtes nous aimerions vous parler de guirlandes, de boules,de cadeaux.
BritAir va vivre car nous allons nous battre, et ne nous laissons pas sombrer dans le catastrophisme ambiant, personne ne doit s’apitoyer sur son sort tant que celui-ci n’est pas encore connu.
Information dernière minute:
D’après nos avocats et conseillers juridiques, réunir un CE extraordinaire pour entendre la Direction annoncer la même chose que celui de la semaine dernière ne servirait qu’à brasser du vent et à gaspiller pour rien nos munitions. D’après eux, dans ce genre d’annonce, il faut privilégier le fond à la forme, c’est-à-dire que sans éléments concrets (nombre exact de lignes,nombre exact de bases, nombre exact d’avions, avec ou sans reclassement, avec ou sans débasement, avec ou sans départs volontaires, avec ou sans possibilité de mutations….) réunir un CE extraordinaire n’apporterait aucune matière.
De toute manière, soyez assurés que vos syndicats sont plus forts car réunis (enfin , presque tous malheureusement) : le SNTA-CFDT, l’UFPL, la CGC, le SNPL, le SPAC et l’UNSA sont tous mobilisés pour vous!
L’intérêt général voudrait qu’en ces moments difficiles pour les salariés de BRITAIR, l’UGICT, participe à nos côtés au rétablissement des droits pérennes des salariés car la période actuelle nécessite l’engagement total de tous les syndicats.
Il n’est plus question pour le SNTA-CFDT de perdre son temps alors que les salariés attendent de nous tous syndicats une attitude et un comportement responsable.
Dans l’attente d’une réponse riche en propositions d’avenir, nous les invitons à faire preuve d’ouverture syndicale mature dont les bénéficiaires ne pourraient que se réjouir.
Nous sommes favorable à la mise en commun de nos ressources de réflexions afin de faire sortir le meilleur de tous les accords anciens, actuels et à venir. Il y va de l’avenir de nous TOUS.