La réserve tiède?
L'équipe snta-cfdt Brit Air | vendredi 30 octobre 2009 à 15:30 | vendredi 30 octobre 2009 à 15:30
Beaucoup d’encre sur cet accord et beaucoup de questions sans réponses.
Pour les non-initiés, il s’agit d’un accord concernant une réserve dite chaude car avec un avion et un équipage en ready to go à LYS, en CRJ100 (soit un CDB, un Copi et un PNC).
Cette réserve est une demande d’Air France et celle-ci était à l’origine effectuée par Régional.D’ailleurs Air France a décidé de supprimer cette réserve sur LYS dès le programme été, donc l’accord ne devrait être effectif que pour 5 mois.
Cette réserve était effectuée sur deux jours avec l’équipage à l’hôtel, prêt à partir.
Le problème s’est posé récemment lorsque l’obligation a été faite à l’entreprise de programmer 11 heures de repos à l’issu du premier de disponibilité (réserve) lorsque l’équipage n’avait pas été déclenché: cela voulait dire que l’entreprise devait programmer UN AUTRE équipage pour au moins la matinée du deuxième jour.
En effet, les règles d’emploi du PN utilisées jusqu’à présent pour la planification et la réalisation de la réserve chaude à Lyon faisaient l’objet d’un régime dérogatoire de la part de la DGAC, mais ce régime dérogatoire ne pouvait aller au-delà du 24 octobre 2009.
Il s’agit bien pour nous de retrouver dans cette négociation la base de l’accord existant dans la convention, d’adapter la règlementation et pourquoi pas de l’améliorer !
À ce jour, la Direction ne répond toujours pas à nos exigences.
Nous demandons :
- la reconduction d’au moins 6 PNC en CDD (5 autres étant reconduits en respect de l’accord que nous avions conclu sur le temps partiel à durée déterminé),
- la demi AJR sur le JDR ou les heures de vol si plus favorables,
- le respect des accords en vigueur sur la fin du secteur FK100.
Pourquoi la demi AJR plutôt que la prime dite incitative?
Nous optons finalement (par cohèrence aussi avec nos collègues PNT) pour la demi AJR qui certes peut rapporter moins en instantannée, mais qui rémunèrera à coup sûr TOUS les PN y compris les PN lyonnais programmés ainsi (car si des PN basé hors LYS ont la demi AJR acquise le lendemain du fait de leur mep retour, les PN lyonnais seraient remerciés à 21heures avec rien du tout s’ils ne sont pas délenchés!) : il n’était pas question pour nous de créer des PN à “deux niveaux de rémunération” alors qu’ils font la même chose!
Cela évitera également ainsi les programmations chanceuses ou hasardeuses, et tout le monde y trouvera son compte.
Faut-il rappeler également que les primes ne comptent pas pour le décompte des heures sup, des différentes cotisations, etc… au contraire des AJR et demi AJR?
La CFDT représente toutes les catégories, y compris les PNT.
La réserve de la direction crée de l’instabilité planning et ça, cela se paye. Nos demandes ne sont en effet pas plus délirentes que celles de la Direction.
JS, JD, JDR, J en blanc, la vie sociale et familiale doit être préservée au mieux.Nous demandons que le deuxième jour (dit JDR) soit rémunéré que l’on soit déclenché ou pas et ce, afin que les PN qui engageraient des frais ( nourrice, hôtel,GP…) ni soient pas de leur poche pour aller travailler!
Trois syndicats majoritaires et représentatifs (CFDT, SNPL, UFPL) sont signataires de ces demandes, il ne manque plus que la signature de la Direction.
Les avancées de la négociation étaient en cours, la signature de la CGT et de l’UGICT a malheureusement stoppé net la négociation.Nous ne blâmons pas l’UGICT mais signer dans la précipitation, sans recul nécessaire et avec une vision globale de l’accord, n’est jamais une bonne chose et le SNTA-CFDT en sait quelque chose !
C’est parce que nous apprenons nous-même de nos erreurs que nous nous permettons que critiquer la signature précipitée de l’UGICT (qui représente également des PNT!).
C’est dommageable pour l’ensemble des PN mais l’UGICT peut toujours faire preuve de raison et revenir sur sa signature et ainsi rejoindre grandit la proposition de la coalition syndicale.Que gagnerait l’UGICT à se marginaliser seule alors que tous les autres syndicats s’accordent à discuter ensemble?
Le travail fourni ces dernières années avec des syndicats aussi divers que le SNPL,SPAC ou UFPL ainsi que des syndicats Sol commence à porter ses fruits en terme de représentativité et d’activisme vis-à-vis de la direction.
L’intérêt général voudrait qu’en ces moments difficiles pour les salariés de BRITAIR, l’UGICT, en lieu et place de critiques et d’attaques de dénigrements, participe à nos côtés au rétablissement des droits pérennes des salariés ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail car la période actuelle nécessite l’engagement total de tous les syndicats sur de nombreux sujets.
La Direction souhaite un éclatement syndical afin de mieux régner mais l’UGICT a la chance unique de nous rejoindre dans notre travail au quotidien pour d’une part veiller et d’autre part faire avances les conditions de travail des PN. L’UGICT prend le risque de se marginaliser alors que nous lui proposons de mettre nos forces de réflexion en commun.
Il ne s’agit ni d’une alliance ni d’un quelconque pacte mais uniquement de la volonté du SNTA-CFDT de faire preuve d’ouverture afin que toutes les voix se fassent entendre et à tirer tous ensemble dans la même direction.
Nous savons les nouveaux élu(e)s de l’UGICT mûrs dans cette réflexion et les invitons à eux aussi faire preuve de maturité syndicale en nous rejoignant dans notre combat contre la dégradation des conditions de travail et pour l’amélioration de ceux-ci.
Postscriptum : nous savons que notre discours étonne et désoriente certains adhérents, sympathisants et salariés mais avec tout le travail qui attend la nouvelle équipe du SNTA-CFDT, il nous parait plus cohérent de mettre toutes nos forces dans un combat au quotidien pour la préservation et l’amélioration des conditions de travail des salariés plutôt que dans de puériles gueguerres entre syndicats.L’UGICT a aujourd’hui l’opportunité de faire un choix , celui de sa responsabilité et engagement syndical.
L’équipe snta-cfdt.











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