AF licencie et DB ?….. aussi
Bon ok ,le titre de notre article est limite provocateur mais ce n’est une surprise pour personne qu’AF va licencier et l’information de ce matin ne fait que confirmer ce que nous pensions tous. Pour DB, à ce jour, rien nous invite à le croire.
La petite nouveauté (qui explique notre titre provoquant) est une petite phrase glanée sur un site internet de référence en économie (LaTribune.fr) qui nous incite à être méfiant vis-à-vis de la direction BritAir (je sais, écrire :”être méfiant vis-à-vis de la direction BritAir ” est un euphémisme !).
Que dit donc cette phrase: “Le groupe franco-néerlandais va supprimer 1.000 à 1.200 postes cette année (sur un effectif de 74.000, filiales comprises), en bloquant les embauches et ne remplaçant pas les départs en retraite.” (lire l’article complet ICI)
C’est le “filiales comprises” qui nous interpelle car cela voudrait dire que la direction ferait fi des engagements conventionnelles (on a l’habitude) et moraux (encore un euphémisme) .
Bien entendu le snta-cfdt n’est pas dupe et sait pertinemment depuis des années que le Pédégé de l’entreprise ne peut être considéré comme un interlocuteur .Monsieur X. L. n’est plus dirigeant de britair, alors le snta-cfdt fait ce qu’il peut pour éviter les catastrophes salariales engendrées depuis son départ en 2001.
Nos chers détracteurs vont nous tomber dessus en nous recritiquant sur les accords signés depuis mais qu’ils se posent cette question simple : où en serions-nous réellement et concrètement aujourd’hui, à l’heure de cette crise mondiale, nationale et du groupe AF si le snta-cfdt (avec l’unsa, le snpl) n’avait conclu ces accords ?
Nous avons lancé donc auprès de vous tous une campagne de réflexion en janvier 2009 pour savoir ce qui pourrait être envisagé pour les salariés et notamment le personnel navigant commercial pour faire face à la crise.
À ce jour, il s’avère que seuls les PN seront concernés par des mesures de restrictions mais bien sûr, nous restons vigilants sur l’évolution du dossier concernant le PS.
Il ressort donc de vos réactions – qui seront désormais les revendications de la CFDT face à la direction prochainement – la chronologie des propositions suivantes :
En tout premier lieu, il conviendrait d’en finir avec les reliquats de Congés Payés. Au-delà de la période légale soit fin mars 2009, les CP cumulés en année 2007/2008 devront être pris dans une échéance rapide (programme été 2009) et à défaut, comme prévu conventionnellement et dans le code du travail, ils seront perdus sauf si c’est dû à la direction.
La deuxième mesure (mesure phare) serait l’attribution de mois OFF sans solde à tous les PNC demandeurs, ce qui pourrait par ailleurs répondre ponctuellement aux demandes de temps partiels refusées en 2008.
Une autre mesure consiste à inviter les salariés à poser plus de vacances dès cet été. Comment ? En posant bien plus que deux semaines conventionnelles, ceci ne sera pas obligatoire, cela restera un encouragement à prendre davantage de CP.
Pour le PNC, ce devrait être tout, il n’y a pas à l’heure actuelle de restrictions supplémentaires en vue, ce train de mesures devrait ainsi suffire selon nous à traverser la crise si celle-ci ne s’installe pas durablement dans le transport aérien car nous venons d’apprendre que la nouvelle mouture du programme été nous serait encore moins favorable qu’escompté.
Certains nous taxent d’alarmistes, nous préférons le terme de « responsable » car dans la situation de crise actuelle, avant d’aller pleurer chez AF, mieux vaut d’abord essayer de s’en sortir par des moyens internes. Car le jour où l’on devra (et nous ne l’espérons pas bien évidemment) vraiment y aller, il faudra que l’on soit tous mobilisé : PS et PN.
Vous l’aurez peut-être compris, nous souhaitons que ces efforts consentis aident au maintien à Brit Air des effectifs PNC en CDD, qu’ils permettront également aux autres de rester s’ils le souhaitent dans la phase +10 jours d’activité en plus par an, et qu’ils empêcheront de toucher aux CET que certains ont capitalisé depuis des années pour réaliser un projet personnel.
Bien malin sera celui qui peut affirmer combien de temps durera la crise… Mais si nous pouvons compter sur ces quelques mesures pour passer cette récession, on s’en sortira sans casse.
Une nouvelle (mauvaise) de dernière minute : le sponsoring du bato devrait durer et ce, malgré la crise. Cette décision rendrait difficile la bonne volonté de tous les syndicats prêts à des efforts pour surmonter la crise. Si la direction s’obstine à privilégier le bato au détriment de la pérennité de l’emploi dans l’entreprise, elle devra en assumer les conséquences !
Il serait souhaitable que les Administrateurs Salariés qui siègent au Conseil d’Administration se positionnent clairement et agissent en conséquence !
L’équipe snta-cfdt