La crise, nous vous l’avons déjà évoqué, est là et bien là.

Nous nous insurgions très récemment sur les manquements des Administrateurs-Salariés à communiquer en ces temps de période trouble.

II s’avère que plus le temps passe (et en ce moment le temps passe vite et coute cher aux entreprises comme Brit Air(et de fait risques pour les salariés) et plus les Administrateurs-Salariés se font discrets.

Nous nous devons bien sûr de saluer cette discrétion mais elle ne vaut que dans les bureaux feutrées du 3ième étage, installés dans un bon gros fauteuil en cuir avec d’une main une coupe de champagne et dans l’autre un petit four !

IL EST GRAND TEMPS QUE LES ADMINISTRATEURS-SALARIÉS SORTENT DE LEUR LÉTHARGIE (mélange champagne+petits fours surement) ET NOUS DONNENT DES RÉPONSES !

Il faut reconnaitre que jusqu’à’ ces dernières semaines leur contribution aux problèmes des salariés était à la hauteur des exigences de leur responsabilité : transparente. Sauf, mea culpa, leur vote favorable au début de leur mandat pour l’augmentation du salaire et de la prime du Number 1 et Number 2 ainsi que leur vote favorable pour l’achat des Merguez-1000.

Ils ont, et leur mandat le leur permet, l’opportunité d’aller au-delà des clivages syndicaux. En effet, à ce jour, ils ne rendent des comptes qu’aux seuls élus, représentants et salariés de leur tendance syndicale et ça, c’est préjudiciable pour la fonction d’administrateur-salarié à terme.

A la CFDT Brit Air, NOUS DISONS STOP et leur demandons d’agir enfin en tant qu’élus responsables: ils représentent au Conseil d’Administration TOUS les salariés et il serait temps qu’ils s’en aperçoivent.

Nos (oui, vous lisez bien “NOS”) Administrateurs-Salariés se doivent d’être à la hauteur des exigences
croissantes du monde financier et économique environnant pour s’assurer de la gouvernance de l’entreprise dans un cadre règlementaire toujours plus complexe et en évolution (dégradation ?) constante.

Ils se doivent de poser à eux-mêmes d’abord (signe d’intégrité) et poser ensuite aux membres de la direction des questions intelligentes et éclairées.

Voici donc pour aider et nous aussi contribuer, une série de questions qui méritent TOUTES des réponses car la crise actuelle va probablement laisser des séquelles.

Rappelons qu’apporter des réponses “après” la tempête ne légitime pas la fonction d’Administrateurs-Salariés.

  1. Comment la gestion des risques économiques est-elle intégrée dans l’orientation et
    le plan stratégique ?
  2. Quels sont à ce jour les risques principaux pour Brit Air (kérosène, masse salariale, dollars, baisse des remplissages…)?
  3. Les dirigeants ont-ils une compréhension “commune” de la crise ?
  4. Comment Brit Air fait-elle face à la crise ou comment celle-ci nous affecte-t-elle?
  5. Quelles mesures la direction a-t-elle prise ou envisage-t-elle à court et moyen terme?
  6. Air France tousse… Brit Air s’enrhume-t-elle?
  7. Pourquoi la direction ne communique pas à ses salariés ( sauf à croire que britair n’est EN RIEN touchée par cette crise)?
  8. Comment les “prêteurs” de Brit Air nous jugent-ils (solvable ou pas), sont-ils toujours disposés à prêter?
  9. Que dit l’information comptable de Brit Air (trésorerie, liquidités, ratio d’endettement…)?
  10. Quelle est la structure de financement des futurs CRJ-1000?
  11. La direction a-t-elle les capacités de gouvernance face à cette crise ou délègue-t-elle à AF ?
  12. Le taux de remplissage des vols franchisés est tombé en-dessous de combien?
  13. Qu’attend la direction de ses salariés sur les prochains mois (on ne parle plus d’années tellement la crise évolue vite) ?
  14. La direction tente-t-elle de noyer le poisson en festoyant le départ du bato sur le Prout des Globes (question inopportune… désolé…..)
  15. Bombardier (à l’instar d’AIRBUS) a eu des clients qui ont décommandé l’achat de CRJ-1000 pour n’en prévoir plus aujourd’hui que 38 exemplaires et réfléchir à l’annulation du montage de la chaine de production. Quelles dispositions Brit Air va-t-elle prendre?
  16. Contrairement à la lettre d’info nous informant du départ anticipé de nombreux F100, le prix du baril à moins de 80 dollars change la donne. D’après certains cadres, les F100 pourraient du coup au contraire rester 5 années supplémentaires. Les moyens techniques et humains seront-ils pris en compte?

Il ne s’agit ici que d’une toute petite batterie de questions mais qui méritent déjà qu’on y apporte des réponses.

Nous tenons pour nos collègues Administrateurs-salariés d’autres questions plus pointues qui peuvent être posées sans remettre en cause le principe de confidentialité des débats au sein du Conseil.

Il faut juste qu’il en exprime le souhait…….. et c’est la première des questions à poser.

L’équipe snta-cfdt