Cette fois c’est sûr la direction a enfin pris la mesure de l’importance des repos PN et veut enterrer purement et simplement les repos réduits avec son plan B.
Dans son entêtement à vouloir associer productivité et main mise sur les nuits courtes du PN et avec l’obligation d’appliquer l’EU-OPS à la mi-juillet 2008, elle a décidé de passer à son projet de suppression des repos réduits plutôt que de négocier. C’est son choix, pas le plus pertinent (euphémisme) mais c’est le sien.
La dovette a embarqué le DG dans sa bulle et veut coûte que coûte faire aboutir son projet (celui qui consiste à additionner productivité+ nuits TRÈS courtes). Et comme elle veut faire porter le chapeau aux vilains petits canards syndicaux qui ne veulent pas signer son projet machiavélique, elle applique une punition collective avec un sous-programme été 2008 particulièrement quasi exempt de nuits courtes à moins de 9h 15 et truffé de mep.
PUNITION ????? Notre premier retour des PN indique que les PN ont l’air et la chanson (457,35 euros) de très bien se satisfaire de ce sous-programme. La DOVETTE espère faire pleurer les PN, elle s’est encore une fois planté !
Le repos réduit tend donc à devenir marginal, en tout cas en apparence. Il se trame à travers des réunions secrètes (avec les taupadir) un projet de repos réduits à peine remanié, mais toujours bien braqué sur la dégradation des règles d’exploitation du Personnel Navigant.
Les débats vont bon train dans les cockpits, NAO nulle, projet sur le repos réduits bien “pourri”, délai insuffisant d’annulation des vols avec H-90… Aussi en dehors des légitimes volontés à poser les valises (patience, nous traiterons probablement ces 3 sujets en même temps..), le débat phare est celui de la fin des nuits courtes. Certains PN redoutent de partir plusieurs jours d’affilés de façon systématique et craignent pour la vie sociale et familiale, d’autres veulent s’en débarrasser une bonne fois pour toute surtout ceux qui n’habitent pas sur leur base, ils se réjouissent à l’idée d’être “pris en charge”, d’autres encore se réjouissent d’avoir enfin de vrais nuits de sommeil, quant à l’ouverture de certaines bases temporaires comme Nice n’est pas pour déplaire à d’autres…
Devant tant de réactions différentes, il convient de rappeler que le repos réduit existe encore, et même calé à 9h00, c’est du repos réduit. Il revient à la direction d’ouvrir enfin les yeux et de décider de mettre tout le monde autour de la table pour sortir de l’impasse. Nous sommes toujours disponibles et ouvert pour négocier un vrai repos réduit aménagé, pas pour entériner un texte de DOV carrément imposé. (Nous avons d’ailleurs avec le SNPL et l’UNSA de VRAIES propositions concrètes contrairement aux taupàdir qui se contentent de “béniouiouier’ à tout ce que la dovette propose).
Par ailleurs, rappelons aussi que si le conseil d’état enterre définitivement les arrêtés sur le repos réduit, nous serons contraint d’appliquer la loi, même si ça déplait à beaucoup (à l’équipe SNTA nous sommes partagés entre 70% et 30%), ce sera force de loi.
Nous vous invitons à réagir et à vous exprimer sur ce thème d’une éventuelle fin des repos réduits. L’expérience de cet été et de son sous-programme sera énervante (vous pouvez compter sur la DOV pour ça) ou séduisante selon la situation personnelle de chacun.
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