La DRH dit non aux PN qui ont demandé un temps partiel et pourtant, cette année, elle sait qu’elle a tort. Nous avons bon espoir que nos recours auprès de l’Inspection du travail voire du Tribunal, l’obligent prochainement à dire oui. La DRH n’a pas répondu en temps et en heure conformément à la Convention (1mois après la demande) ,elle doit donc accorder tous les temps partiels demandés par les PNC et PNT! C’est inadmissible, c’est comme si la DRH devait appliquer strictement la Convention à la virgule près (rigidité oblige) quand cela arrange la DOV ou pire, que la DRH s’assoit sur la convention quand ça n’arrange pas la DOV.
Alors en attendant, la DRH par la voix de son Directeur (avec un grand D ) exécute en bonne harmonie les ordres du DOV qui joue les gros bras en disant que nous ne savons pas lire l’évidence de notre convention. Nous nous sommes interrogés sur la fonction du DRH, car sur la DOV, nous avons renoncés à comprendre pour l’instant cette perpétuelle manie de dire non à tout ou disons que cela fera l’objet d’une étude ultérieure. Voici une piste de réflexion évoquée par le journaliste John Smith:
Généralement on parle de DRH pour aller plus vite, car le temps manque pour tout prononcer lorsque l’on ne répond plus aux critères de beauté de l’entreprise. Le DRH, donc, est un être foncièrement méchant qui dispose du pouvoir suprême de recruter ou de licencier des collaborateurs. Vous imaginez ? Il dit « Oui » et c’est champagne millésimé, il dit « Non », et c’est du whisky Capt’ain Grant.
Pourtant la vie de ce vigile au col blanc est un enfer car il n’a pas le droit d’écouter ses émotions. Il est régulièrement obligé de mentir aux nouveaux arrivants en leur affirmant que l’entreprise fera tout pour qu’ils s’épanouissent. Et à ceux qui partent en leur disant qu’il les remercie pour leur travail, jouant honteusement sur les mots.
Gérer des hommes, c’est gérer des problèmes. Partant de ce constat la vie professionnelle d’un DRH est donc une gestion structurée et hiérarchisée de problèmes au quotidien. Comme si la croix n’était pas assez lourde à porter, le DRH se doit de garder une distance avec le personnel, c’est pour cela qu’on a toujours l’impression qu’il est triste à mourir. Or c’est faux ! C’est peut-être un vrai déconneur, mais personne ne doit le savoir, c’est sérieux les Ressources Humaines. Ajoutez à cela l’obligation d’être toujours bien habillé, bien coiffé….et vous aurez envie d’aller serrer votre DRH dans vos bras pour lui faire part de votre compassion. Ce que je vous déconseille vivement de faire, même après un pot. Tout ceci explique la relative similitude d’attitude entre un DRH et un Directeur de Pompes Funèbres. Quoique ce dernier soit de facto un tantinet plus inoffensif eu égard à sa clientèle triée sur le volet.
Revenons donc sur les premiers mots de la définition citée en introduction. « Le DRH, donc, est un être foncièrement méchant qui dispose du pouvoir suprême de recruter ou de licencier des collaborateurs » Avouons qu’elle est quelque peu erronée et rectifions le tir pour rendre justice à cette profession de l’ombre. Le DRH est un individu déconneur et lubrique à qui l’on donne un déguisement de clown triste afin qu’il incarne l’âme de l’entreprise, qui dit oui, qui dit non. Non mais !
Nous restons convaincu à la CFDT que le Directeur des Ressources Humaines est un homme droit,malgré les hommes du château qui lui demande l’impossible et surtout le faisant office. Alors quand il se met à se gratter la tête avant de nous répondre, nous devinons à cet instant un grand moment de solitude où il doit inventer une réponse, conjuguant ainsi les ordres du management et la pression de la loi.
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