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Vous ne devinerez jamais ce que vient de laisser entendre la Direction de Brit Air?

Vous devinez ou vous laisser votre langue au bateau?

Elle veut profiter de l’arrêté du 2 mai 2007 sur les repos réduits pour…nous demander encore PLUS de productivité!

Rien de nouveau à l’horizon sauf que cette fois la CFDT ne se fera pas avoir sur le discours de la Direction !

En nous saupoudrant des prétextes de “low cost” sur LYS, elle veut nous extirper les dernières ressources énergétiques du personnel navigant. Sommes nous assez naïfs pour croire que ce serait la seule raison?

La vraie raison c’est que britair est actuellement à 2,5 millions de résultat net à juin 2007, et si on y arrive pas, qu’est-ce qui va arriver de grave?  c’est leur prime de résultat qui va passer à la trappe!

Pour la CFDT, il n’est pas question de travailler comme une compagnie “low cost”avec les dérives sociales qui accompagnent ces compagnies uniquement pour préserver la prime de résultat de notre remarquable direction.

Pour la CFDT, les repos réduits en soi sont une réponse à ces compagnies qui ne le pratiquent pas, il ne reste plus qu’à convaincre la Direction de se mettre vraiment à négocier avec les organisations syndicales qui ont quelque chose à proposer. En restant dans le cadre de l’arrêté européen, nous pouvons avancer dans l’intérêt des salariés et de la compagnie. A force de s’entêter à nous imposer ses textes et à nous diviser les uns les autres, le direction ne réussit qu’à alourdir la perte de repères des salariés dont les PN. Le fossé se creuse entre les salariés et la Direction, méfiance et à terme rejet de ce management si on continue dans cette voie là. Alors pourquoi continuer? Y’en a assez diriez-vous, il faut leur montrer notre détermination etc…etc…

Mais c’est vrai que le “faisant office” compte des amis parmi certains syndicats et malheureusement (non c’est une blague il faut lire HEUREUSEMENT) le snta-cfdt n’en fait pas parti…..

Oui, nous voulons continuer sans relâche, d’abord de vous informer de l’état des négociations, ensuite de donner une chance à la raison (même si on y croit de moins en moins), de faire valoir nos recours juridiques (ça c’est le plus long mais le moins couteux pour les salariés), enfin nous devrions bien arriver à un moment donné à trancher entre l’ultime et l’impossible. Le pire reproche que l’on pourrait faire à un syndicat c’est de ne pas avoir saisi les (rares) occasions de négocier. Pourtant ne vous y trompez pas, les négociations aujourd’hui ont le visage d’un texte pondu par la Direction, revu en amont avec certains syndicats “conciliants” puis jeté en réunion plénière, truffé de pièges en tout genre pour augmenter la productivité. Alors les contre propositions n’ont aucun écho, la direction ne discutant qu’avec ceux qui veulent bien rentrer dans leurs redéfinitions profondes de nos règles d’emploi en les compliquant encore plus pour que tout le monde s’y perde. Quand tout le monde demande une convention réécrite, simplifiée et accessible pour tous PN, d’autres vont la compliquer à souhait, rendant difficile voire impossible les vérifications d’amplitude et de rémunération. La convention est une bible qui doit être lisible et compréhensible par tous et pas seulement pour des “initiés”. Seulement pour la réécrire et en simplifier la compréhension, il ne faut pas en changer l’esprit du texte et donc les conditions de travail, et ça c’est tellement tentant pour la Direction!

Tant qu’elle trouvera un interlocuteur syndical pour ses propositions sournoises, elle persiste à refuser d’entrer vraiment dans une vraie négociation. Mais le programme hiver va bientôt commencer, les plannings doivent se faire et la direction, elle, elle est partie gambader sur les flots… Au stade actuel des négociations, on est mal barré (pardon Armel), on voit bien l’exploitation manquer cruellement d’effectifs PNT et PNC, nous partirons voler à la journée, ou sur 3 ou 4 jours hors base.

C’est la menace:”vous ne voulez pas nous donner du temps de votre repos réduit, eh bien vous allez en baver!” Sauf que ce genre de gestion n’aura qu’un temps et coutera un max, c’est intenable! D’ailleurs si les plannings de transition entre la saison programme été et hiver 2007/2008 ont tardé à sortir, c’est pas seulement un problème de Netline, c’est aussi une adaptation en porte à faux de l’arrêté avec nos règles actuelles d’exploitation.