SI TOUT AVAIT ÉTÉ FAIT DANS LES RÈGLES DÈS LE DÉPART, BRIT AIR -QUI CONNAIT DES DIFFICULTÉS – AURAIT PU GARDER LA CONFIANCE DE SES SALARIÉS
En règle générale, quand une entreprise est confrontée à des difficultés financières et sociales, le plus grand défi à relever pour sa Direction est avant tout de garder la confiance de ses salariés. Bien que cela semble évident, cela peut devenir difficile en temps de crise et le snta-cfdt ne s’y trompe pas : britair est en crise.
Il y a toutefois deux mesures simples que la direction peut prendre pour conserver la confiance de ses salariés et se libérer ainsi pour pouvoir travailler au rétablissement de l’entreprise : rétablir de bonnes relations avec ses salariés en leur communiquant ouvertement ses intentions et étayer ses intentions à l’aide d’un plan de développement à court, moyen et long terme , à jour et fondé sur des résultats concrets.
Le salarié d’une entreprise en difficulté a deux choix : subir et se la fermer , ou attendre de voir les choses s’améliorer mais ainsi courir le risque d’accuser demain une perte plus lourde, c’est à dire, d’être licencié pour raison économique. Ces choix sont simples mais difficiles. La décision dépendra en grande partie de la capacité de persuasion de la direction à convaincre le salarié que les chances de survie sont plus grandes que celles d’une mise sous séquestre et d’une faillite. Puisque le salarié se fie en général à l’évaluation que la direction fait de l’avenir, il incombe à celle-ci de transmettre au salarié tous les renseignements dont il aura besoin pour continuer à assumer ce risque. Pour que les projections de la direction inspirent confiance, de bonnes relations doivent exister entre l’entreprise et le salarié.
Une fois que BritAir et son faisant office de auront admis être en difficulté, il faut miser sur la communication avec s’assurer que le personnel est pleinement informé de ce qui se passe quotidiennement. Si on envoie de mauvais résultats à la fin du trimestre sans avoir préalablement avisé le personnel de la situation, on cherche les ennuis. Une fois le doute semé, il est difficile de regagner la confiance des salariés.
Une entreprise qui se dirige vers des problèmes financiers a toujours une dernière chance de faire une nouvelle et bonne impression. En fournissant clairement, ouvertement et volontairement les informations nécessaires, l’entreprise se donnera de bien meilleures chances de persuader ses salariés de la nécessité de faire des efforts.
Bien entendu, la Direction de BritAir est carrément à l’opposé de ce qui est écrit plus haut.
Un bateau qui n’intéresse personne, une coupe de golf à Carantec destinée aux initiés de la bourgeoisie locale, une commande de boîtes à sardines(crj1000) …..voilà la formule comm’ mise en avant par BritAir et ça pour le seul bon plaisir du prince !!
En conclusion : jamais la situation de l’entreprise n’a été si dégradée et jamais le risque d’un plan social si proche !!!
Les prochaines semaines vont être décisives……
L’équipe snta-cfdt
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