Un nouveau préavis de 24h est sorti des syndicats fo/ugict.Les revendications sont la remise en cause de l’accord du 18 janvier 2006.
Nous ne remettons pas le droit de grève que nous respectons comme et depuis toujours.
Pourtant, nous nous devons de nous exprimer sur notre refus de suivre ce mouvement de grève, comme le précédent. Vous êtes nombreux à avoir solliciter notre position, la voiçi:
Renégocier cet accord comme le veulent ces syndicats reviendrait à toucher la rémunération de tous pour parvenir à une productivité équivalente. En effet, les acquis obtenus dans le cadre de l’accord d’avril 2006 seraient tout simplement supprimés car cet accord est construit sur le principe du donnant/donnant. Il ne faut pas se leurrer et se bercer d’illusions, la Direction ne lâche rien sans contrepartie. Pour la Direction, remettre l’accord en question c’est prendre le risque de la voir aller au bout de l’exercice qu’elle s’était fixée et revenir sur des points clefs et dangereux comme le gel de l’ancienneté, suppression de la prime incitative, suppression pure et simple de la prime de métier, volontariat échangé contre de l’activité en plus MAIS POUR TOUS ET OBLIGATOIRE… Bref serait est remis en question, la Direction ne ferait pas que donner, elle prendrait et prendrait trop large à notre goût. Nous n’irons donc pas sur ce terrain.
Il faut aller au bout de l’exercice du dialogue et face à une voie sans issue décréter alors la grève. Le dialogue n’est pour nous pas encore terminée. Il faut du temps et à être trop impatient on obtient tout le contraire du but recherché: l’intérêt du salarié. L’accord a été signé il y a moins d’un an seulement et il reste encore des points à soulever et des paramètres à ajuster. Cela prendra le temps que nous, à la cfdt et conjoitement avec d’autres syndicats signataires, estimerons utile et nécessaire.
Alors suivre la grève? La Direction est fermement déterminée à ne rien céder aux revendications.. Entraîner la population PNC sur le terrain d’une grève, n’est pas sans conséquences financières pour les PN et pour un résultat mal défini. Certains seraient tentés de faire grève pour exprimer leur ras le bol de la pénibilité de certaines découpes (5/5), d’autres pour la mal bouffe à bord… Vous serez soulagés sur le coup d’avoir donné votre désaccord, mais sans résultat et perte d’argent, la déprime sera plus forte encore.
Ne pas confondre l’accord d’avril 2006 et la Pénibilité: la seconde existait déjà bien avant le premier et vous le savez bien!
La CFDT traîte ces problèmes au quotidien, ils sont à l’ordre du jour de toutes les réunions. C’est vrai que ça traine et que les résultats ne se voient pas encore sur le terrain; Nous sommes sur le point d’aboutir sur quelques avancées (janvier 2007) comme sur des changements d’hôtels pénibles (ORY,STR), les collations vont changer pour des blue-box qu’on nous promet acceptables (il sera difficile de faire pire que la gloubiboulga actuel). Pour la pénibilité en 5/5, il y aura dans un premier temps du repos derrière (S1,S2 ou S3…). Tout cela n’est pas la panacée mais c’est un premier pas. La pénibilité de certaines découpes est pour nous l’axe du mal, nous n’aurons de cesse que de la combattre. En cas d’impasse, nous savons faire aussi en matière de conflit; mais on n’est pas là.
Maintenant, concernant les mobiles de cette grève, notre position reste identique à celle de la première grève.
Voici donc les points et nos arguments:
- L’absentéisme critique pour passer chef de cabine : ce point touche les nominations de chef de cabine pour des PNC qui auraient été absent 7 fois 48h(pas 3jours, ni 4 jours ni plus mais DEUX jours) et plus au cours des 12 derniers mois précédent la nomination. Mais qu’y a t-il vraiment de si scandaleux et de si insupportable à cela ? Que font aujourd’hui les PNC qui sont sur le point de passer CC à l’ancienneté si ce n’est de ne pas faire de vagues en faisant acte d’un présentéisme exemplaire!!! Si nous avons accepté d’inclure dans l’accord cette demande de la direction concernant l’absentéisme critique (étant le terme exact dans l’accord), c’est uniquement parce que l’accord sur les carrières PNC est au global amélioré et nettement plus avantageux. C’est un moindre mal pour beaucoup de bien. Par exemple, les formateurs PNC sont aujourd’hui très satisfaits de cette nouvelle fonction liée à l’accord et qui ouvre ainsi de nouvelles perspectives de carrières.
- La prime de métier : Avant l’accord du 18 janvier 2006 tant décrié, une prime qui s’appelait vente à bord et service affrêté a fait l’objet d’une remise en question par la Direction. Étant donné l’arrêt des ventes à bord (ventes hors taxes) et service affrété (air inter) qui datent d’un autre temps, rien ne justifiait plus ces primes et elles devaient tout simplement disparaître. Au lieu donc de disparaître par dénonciation unilatérale de l’employeur, nous avons obtenu son augmentation et elle s’appelle dorénavant prime de métier. Alors oui, elle est liée à l’absentéisme du PN, mais fallait-il pour autant la laisser disparaître, ou choisir de la toucher sous certaines conditions ? D’ailleurs, au 31 octobre 2006, la très large majorité des PNC en activité l’ont obtenu et en sont très heureux. D’ailleurs, Robertus dans un commentaire reconnaît l’utilité de cette prime versée au PNC qui ne sont pas malades!!!
- 10 jours de plus d’activité par an pour les PNC volontaires/10 jours de plus pour les nouveaux entrants/la B scale : L’ouverture des robinets de l’emploi PNC était soumise à cette condition: de nouvelles embauches de PNC à BritAir mais avec une nouvelle grille de salaires. Il faut rappeler que la nouvelle grille des salaires PNC BritAir est de 11,5% supérieure à celle des PNC REGIONAL RAE et de 8,7% supérieure à celle de la BI-SCALE AIR FRANCE!!! Mieux vaut donc être aujourd’hui à britAir en B-scale que dans ces autres compagnies voire même pire, que d’être au chômage.Est –ce que l’activité est si disparate entre les volontaires et les non volontaires ? Non, l’activité est quasi la même, et les salaires sont malgré tout très proches (moins de 90 euros/mois de différence la première année) et en tout cas au-dessus de Régionnal, AF, et Airlinair ! Les contestataires de ce point auraient-ils préférés laisser ces « nouveaux entrants » sur le marché de l’emploi ? Préfèrent-ils continuer de croire que l’employeur ne nous aurait pas touché si nous avions tout refusé en bloc ? À l’heure où les compagnies françaises disparaissent (Corsair aujourd’hui est sérieusement menacée,Axis Airways est morte et sachez que les nouveaux contrats d’XL Airways (feu STAR Airlines) proposent 1500 euros/brut par mois pour 90 h de vols) à la CFDT nous avons choisi de ne pas prendre ce risque.
- La pénibilité des 5/5 étapes : Ce sujet est sur la table et les négociations sont encore en cours et toujours d’actualité. Il nous semble prématuré de faire grève sur cet item tant que le dialogue n’est pas rompu, car pour nous, la grève est un ultime recours.
Nous répétons ici que nous ne pouvons pas soutenir ce mouvement de grève compte tenu que le SNTA/ CFDT est convaincu de la viabilité de cet accord et notre conviction reste que nous ne pouvions rester fermés aux demandes de productivité de Brit Air. Au final, nous restons cohérents avec nos exigences et celles du marché. En France, ceux qui se sont fermés à toute discussion avec l’employeur vivent pour la plupart le drame du chômage. Notre premier choix, c’est l’emploi, le deuxième c’est de lutter contre la pénibilité. N’en déplaise, notre combat pour les PNC aujourd’hui est sur ces terrains.
Dans l’attente de vos réactions et vos questions,
Amicalement,
L’équipe SNTA-CFDT britAir.
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