Un bateau, c’est bien, c’est beau, mais, quelques questions se posent à moi, salarié de l’entreprise.
La polémique qui enfle aujourd’hui est de savoir pourquoi ce que les salariés acceptent de faire comme effort de productivité (et donc financier) d’un côté est investi dans un bateau de l’autre.
Le SNTA-CFDT a signé l’accord de productivité PN, sur ce point on ne peut lui reprocher ni son manque de dialogue et ni son manque d’ouverture.
Il est clair par contre que cette histoire de bateau fait du tort à cet accord. Comment justifier l’achat d’un bateau alors que la Direction est engagée dans un plan d’économies ?
Un plan d’économies dont – je le rappelle- les salariés sont les premiers artisans.
Mon ticket d’aujourd’hui va plus porter sur la forme du projet que sur le fond de celui-ci (il sera toujours temps d’en reparler).
Il existe trois type de parrainage (sponsoring, source aide-emploi.net) : le parrainage dit d’image, le parrainage dit de notoriété et le parrainage dit de crédibilité.
1. D’image : Il consiste à construire une image en recherchant une cohérence entre le public visé (la cible), la spécificité de l’entreprise et l’évènement lui-même
2. De notoriété : Il consiste à faire voir à un maximum de personnes une marque ou un nom de société.
3. De crédibilité : Il consiste à associer la qualité des produits de l’entreprise à la qualité de l’évènement.
La première question que je me pose est quel type de parrainage l’Entreprise a choisi ? Sans trop m’engager je dirais la réponse n°2, la notoriété.
La deuxième question est de savoir pourquoi faire ? Je l’avoue, sur cette question, je sèche un peu. Les vrais seuls clients de l’Entreprise que je connaisse sont les passagers qui n’ont à faire qu’à Air France. Mais les CCI aussi sont des clientes tout comme BOMBARDIER et TAT Industries comme fournisseurs ! Oui c’est vrai, mais en quoi cela est utile de se « notorietiser » auprès d’eux ? Les CCI, à l’image de celle de Quimper, le rendent d’ailleurs bien à BritAir. Je crois même qu’il vaudrait mieux sponsoriser « le télégramme » qu’un bateau : l’Entreprise a plus de pages et d’articles lorsque un vol est annulé que lorsque le bateau fait une course !!!
Quant à BOMBARDIER, je crois qu’il s’en moque tant qu’il vend des avions à DB.
La troisième question que je me pose est : combien ? 1,2,3, …. voire plus de millions d’euros ? Cela fait combien d’embauche de mécaniciens ou de copilote ou bien même d’achat de pièces de rechanges ?
La dernière question que je me pose est quel est le rapport entre BritAir et la voile ? Avec mon regard de PN basé Paris, le rapport n’est pas flagrant voire même insaisissable. Il aurait peut-être mieux valu lancer un sondage auprès des salariés sur le meilleur choix possible de partenaires avec l’Entreprise.
J’aurais personnellement proposé de sponsoriser un char de la GayPride (au couleur lui aussi de BritAir évidemment), beaucoup moins cher qu’un bateau…. Il y a l’image, la notoriété, la crédibilité et surtout, c’est plus fun.
“Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet” (Moinaux G.)
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