Les nuits courtes… la CFDT se positionne…
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Vous avez été consulté par voie de sondage pour connaître votre position sur la poursuite des nuits courtes qu’on appelle aussi repos réduit.
Rappelons les enjeux en questions : L’Europe cherche l’harmonisation des règles d’exploitation des personnels navigants, et les nuits courtes sont une spécificité française particulière aux compagnies régionales dont Brit Air. Quelles sont les options :1) Arrêts des nuits courtes :
Tous les avions qui découchent entraîneront inévitablement de nouvelles découpes avec outre le fait de passer à 3 équipages jours dans certains cas, le PN risque de passer la plupart de son temps dans les hôtels avec 3 et 4 jours hors base ou de se retrouver dans des successions de courriers à 4 étapes du matin ou que de l’après-midi. Nul doute que cela aura un impacte sur l’attribution des chambres d’hôtel surtout pour ceux qui n’habitent pas sur leur base. De plus, cela remet fortement en question les repos de type S3 et S4.
2) Poursuite des nuits courtes en l’état :
Il est peu probable que cela perdure avec une réglementation européenne qui joue l’harmonisation des règles de programmation des personnels navigants. Seules trois compagnies en Europe utilisent les nuits courtes : Brit Air, Régional et Air Linair. Ces règles entraînent une pénibilité que nous connaissons et il est peut-être tentant de dire stop aux nuits trop courtes pour endiguer la fatigue chronique des équipages.
3) Poursuivre le recours à l’utilisation des nuits courtes mais de façon différente :
C’est visiblement l’option que la majorité des PN a retenue en réponse au sondage. En conséquence, le SNTA/CFDT se positionne pour cette option en la proposant dans une lettre à la DGAC. Quel est le contenu de cette option ?
Il est pour nous essentiel de conjuguer cette négociation de réglementation avec une baisse de la pénibilité. Il serait formidable de passer à 3 équipages/jour par charge avion au lieu de 2 actuellement, mais nous savons très bien que cela ferme les discussions avec la Direction qui préfère subir l’arrêt des nuits courtes par décision européenne et programmer les PN à moindre coût. Alors pour y parvenir, et sans vous promettre une éradication mais au moins une réduction de la pénibilité, nous proposons les points suivants :
- Que le nombre de nuit courte soit limité à 2 sur 7 jours glissants.
- Que le nombre d’étape après nuit courte soit limité à 3, mise en place incluse.
- Que l’amplitude de TSV après nuit courte soit limitée à 10H.
- Que l’insuffisance de sommeil liée à la nuit courte par rapport à une nuit « normale » soit reportée avant l’engagement du courrier suivant (une façon de recréer un post-courrier plus proportionnel à la fatigue, il est en effet aberrant de différer du repos sur le mois ou l’année alors que la fatigue est là.)
- Que le temps de trajet aéroport /hôtel autour de la nuit courte n’excède pas 15 minutes vérifiées en réalisé et recalage en cas de dépassement.
- Que le TSV reste une heure avant le premier vol et 30 minutes après le dernier vol.
- Que la mise en place après repos réduit soit forcément passive.
- A propos de la coupure : qu’elle soit de 5 heures mini, 4 étapes max autour de celle-ci, mise à dispo d’une salle appropriée ou à défaut une chambre d’hôtel en Day Use, qu’elle soit de jour entre 6h et 18h, et qu’elle soit précédée d’un repos normal.
Ce sont les propositions du SNTA/CFDT -entre autres- adressées à la DGAC qui a consulté les organisations syndicales présentes pour avis. Sachez que la DGAC a consulté également les organisations patronales et que celles-ci se préoccupent peu de la pénibilité. Pour le SNTA/CFDT c’est l’occasion de revenir sur la pénibilité et nous préférons être acteur de ces négociations plutôt que de subir.
Après l’accord de janvier 2006 dont l’objectif était de répondre favorablement à la demande forte de la Direction de développer son activité, nous avons pérennisé et développé l’emploi en basant les efforts sur du volontariat et de l’incitatif. Les augmentations d’activité se sont fait ressentir certes sur la feuille de paie et personne ne le réfute, mais nous accusons aussi une fatigue PN hors du commun. La Direction PN n’a pas embauché suffisamment avec la hausse d’activité misant sur le seul volontariat d’augmentation de l’activité, et reconnaissons-le, sa meilleure maîtrise du système ON/OFF ainsi que de Netline. Nous vivons – comme cela était prévisible – les travers et les limites du ON/OFF d’avant janvier 2006. Il nous appartient maintenant de trouver des compromis et de nouveaux accords atténuant cette pénibilité.
Le SNTA/CFDT concentre ses efforts dans la baisse de la pénibilité PN, et c’est désormais notre premier objectif. Le chemin est encore long, mais nous avons une opportunité d’aborder ses sujets avec la Direction grâce à la nouvelle réglementation sur l’éventuelle fin des nuits courtes.
Votre soutien est plus que jamais souhaitable.