Inlassablement, le SNTA/CFDT continue de vous informer sur l’actualité des derniers accords et des nouveaux différends que nous rencontrons avec la Direction. Le fait d’avoir signé un accord sur la productivité ne nous impose aucun devoir de réserve. Nous continuerons de critiquer la Direction comme nous l’avons toujours fait, nous ne sommes pas des potes….. L’actualité chaude du moment concerne le nouvel accord sur les Congés payés du PN et la presque arnaque de la DOV. S’il est vrai que nul n’est censé ignorer la loi et donc les conventions collectives ainsi que les accords, nous devons reconnaître qu’il est assurément difficile de s’y retrouver quand on ne baigne pas dedans ! Ainsi, à propos de l’accord sur les congés payés (signé par quasiment tous les syndicats, eh oui des fois ça arrive), la Direction a failli prendre de court la plupart des PN qui pensaient que le seul fait de ne pas prendre de congés payés en juillet et août bonifiait AUTOMATIQUEMENT le capital congés de 3 jours ! Que nenni ! La Direction voulait sucrer ces congés bonifiés à ceux qui n’en avaient pas fait la demande écrite avant le 5 janvier 2006 conformément au texte de l’accord (1-1-3-5). En constatant sur le terrain (et oui, je vole aussi !) que la plupart des PN n’avaient pas en tête ce substantiel détail, le SNTA/CFDT est rapidement intervenu en réunion des Délégués du Personnel (voir texte ci-dessous) pour que la Direction revienne sur cette décision. C’est chose faite, nous avons sauvé le loupé collectif pour cette année 2006, mais nous devons prendre acte pour les années à venir de cette obligation de faire la demande écrite si l’on ne veut pas de CP en juillet et août et donc se voir ainsi « bonifié » de 3 CP supplémentaires. Question 2006.03.08: Les DP – SNTA/CFDT – demandent l’envoi d’un mémo à tous PN pour préciser que les PN qui ne veulent pas prendre de vacances en juillet et août et bénéficier ainsi de la bonification de 3 CP supplémentaires doivent en faire la demande écrite au service concerné. Les DP informent la Direction que la majorité des PN ont compris que le seul fait de ne pas prendre de CP en juillet et août impliquait de façon évidente l’attribution de 3 CP en plus sans pour autant en faire la demande écrite. Réponse de la Direction: L’accord sur les Congés Payés prévoit spécifiquement au paragraphe 1-1-3-5-a, détermination des périodes de congés saison d’été, «les personnes qui ne posent aucun jour de congés sur les mois de juillet et août seront créditées de 3 jours de congés supplémentaires à prendre sur la saison hiver suivante. Cette information devra être précisée au plus tard le 5 janvier ».7 personnes nous ont signalé dans les délais ce souhait de ne pas prendre de CP en juillet / août, conformément à l’accord. Elles pourront les demander, comme le prévoit le texte, sur la saison hiver 06/07.Exceptionnellement, pour la première année d’attribution de congés avec ce nouvel accord et pour ne pas pénaliser des personnes qui ne l’auraient pas parfaitement compris, il a été décidé ultérieurement à la réunion DP, de donner une suite favorable à cette demande de la CFDT. Il sera donc attribué 3 jours de CP additionnels (2 jours pour les PN à mi-temps) à tout PN qui n’aurait pas demandé de CP en juillet / août ou qui ne s’en serait pas vu attribuer (mesure faite en septembre 06) . Ces congés seront proposés sur les mois d’octobre ou de novembre pour cette première année, mois sur lesquels existent de nombreuses possibilités de dépôt de CP ————————————————————– Par ailleurs, nous vous confirmons que conformément à l’accord sur les CP, le 1er avril 2006, le capital CP des PN sera de 47 CP pour une période d’acquisition démarrant du 1er avril 2005 au 31 mars 2006. ————————————————————–
Autre sujet toujours aussi sensible et qui mérite malgré tout d’en parler encore et toujours sans tabou : l’accord sur la productivité PN. Il convient d’y revenir pour évoquer la désinformation ambiante que nous rencontrons sur le terrain. Le problème ce n’est pas l’absence de débat mais l’absence d’argument : s’entendre dire de plusieurs PN que l’accord signé par la CFDT est nul car…euh…euh…euh, ben il est nul parce que… que c’est un tel qui connaît un tel qui a vu l’ours…qui connaît le DS de Régional qui connaît le DS d’Air France qui connaît bien le DS de Brit Air qui me l’a dit… !! Vous êtes adultes, alors prenez l’accord, lisez-le comme des grands et surlignez les passages qui vous posent problèmes : pour me contacter ou m’interroger voire « m’allumer la tête » pas de soucis : 01.30.52.56.80 ou 06.62.49.81.15 ou http://www.fblog.fr/cfdtbritair ou cfdtbritair@gmail.com .
Pour vous et en exclusivité, ces fameux arguments : – On vous dit que Brit Air se serait de toute façon développée si les accords de « productivité » n’avaient pas abouti. Que nous doit donc Brit Air si ce n’est uniquement de respecter les accords, les conventions collectives, les contrats de travail, le code du travail ? Existe t-il encore des personnes à Brit Air (à l’exception de DS de certains syndicats non-signataires) pour croire que ce sont « nos avions », « notre Direction », « nos accords », et tant qu’à faire « notre » maman !! ? La réalité est tout autre, les détracteurs des accords d’aujourd’hui ont infantilisé le débat ! Brit Air appartient à Air France. Les actionnaires ont leurs avions. Nous ? Nous ne sommes que les salariés de Brit Air, ce sont les avions de Brit Air et de son actionnaire AF Finances et notre lien à Brit Air est exclusivement contractuel et non maternel. Le sevrage est terminé depuis décembre 2001, le rapport paternaliste entre la Direction et les salariés n’existe plus. L’attache des Dirigeants de Brit Air pour les salariés de Brit Air est purement économique ! D’ailleurs qui leur en tiendrait rigueur car jusqu’à preuve du contraire, ni Air France, ni le PDG, ni Le DG, ni le DOV ne sont le papa ou la maman des salariés de Brit Air. Votre salaire touché en fin de mois correspondant à votre travail et non pas à de l’argent de poche. Alors qui prend les paris sur le devenir de Brit Air sans l’existence de ce nouvel accord ON/OFF ? Cela m’a toujours surpris d’entendre les syndicats non-signataires lors des négociations sur la productivité déclarer ne pas avoir peur de l’avenir car Air France est là, au-dessus de nous telle une poule qui couve ses poussins : quelle image puérile et dévalorisante de l’entreprise et de ses salariés !!! Le SNTA/CFDT a décidé de négocier plutôt que de subir, on ne paiera pas pour voir et dire qui avait raison. Que valent les aménagements et les accords sans compagnie ? Quitte ou double ? Double : le SNTA/CFDT s’est trompé en signant cet accord mais est toujours là pour en parler, Quitte : c’est 1450 salariés au chômage et nos yeux pour pleurer… La pérennité de l’emploi à Brit Air reste la priorité de la CFDT. D’ailleurs, le résultat ne s’est pas fait attendre, 2/3 de PNC en CDD sont en cours de passage en CDI, embauche de dizaines de PNC, promotion C/C en cours et à venir (16 en prévision depuis la signature de l’accord) ! etc… – On vous dit que la sécurité des vols est menacée avec ce nouvel accord, avec des volontaires à 10 ou 20 jours, avec 1 WE garanti par mois, avec soi-disant 3 courriers consécutifs en 5/3, que l’on est en dessous du CAC, que l’on pénalise les gens malades, que les plus forts vont écraser les plus faibles, on arrête là l’énumération parce qu’après on rentre dans l’absurde ! On ne sera pas plus en danger sur la sécurité des vols avec cet accord qu’avant l’entrée en vigueur de l’accord. Les 5/3 existeront de la même façon, 3 fois sur 7 jours ce n’est pas une nouveauté (le DS FO vient seulement de découvrir l’existence de cette pénibilité alors qu’il avait ratifié l’accord ON/OFF en janvier 2005 qui lui, le permettait déjà !), les maxima en réalisés sont les mêmes, la pénibilité sera la même ! Ce que ne vous disent pas les syndicats non-signataires, c’est que les volontaires à 10 jours n’auront pas qu’un seul WE par mois mais bien 22 WE à l’année garantis au lieu de 24. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne puissent pas en avoir plus, comme cela a été souvent le cas. Quant à être en dessous du CAC avec un volontariat de 20 jours, relisez messieurs les détracteurs l’intégralité de la page de l’accord de Branche du CAC (5.2 et 5.2.1) où le CAC prévoit à peine 10 jours off par mois et 9 jours off 4 fois par an avec 2 repos de 36 h entre 7 jours glissants. L’accord à DB pour les volontaires à 20 jours (encore une fois) prévoit lui, 10 jours MINIMUM et SANS CONCESSIONS, les périodes de repos font elles, 48H. Le législateur et la DGAC seraient-il devenu inconscient en laissant passer un accord en dessous des valeurs planchers ? Il faut arrêter de regarder X-Files et de voir des complots partout ! Messieurs les détracteurs de l’accord, prenez au moins la peine quand vous désinformez la population PN de Brit Air de leur donner vos références qu’ils puissent constater ce que vous ne leur dites pas ! C’est vrai quoi, moi je donne les références des textes, si j’ai vraiment tort MONTREZ-MOI ces fameuses (ou fumeuses) références ? Je ne demande qu’à être éclairé… La pénibilité existe incontestablement dans les programmations, nous dénonçons régulièrement le côté dangereux de certaines découpes. Par ailleurs, le SNTA/CFDT a des propositions à présenter à la DGAC sur l’éventuelle fin des nuits courtes (c’est en cours de discussions), mais il n’est pas question de faire un amalgame entre la signature des derniers accords et la pénibilité : c’est trop facile et surtout démago. Le dernier accord ON/OFF c’est de l’emploi, la pénibilité c’est la poursuite de notre combat pour des repos proportionnels à la fatigue. Faut-il encore démontrer que les primes de ventes à bord et service affrété devaient disparaître sur dénonciation unilatérale de la Direction, et que l’on doit la survie de ces primes sous la forme de la prime de métier. Oui elle est liée à l’absentéisme, oui elle est versée semestriellement (500€), si la maladie ne dépasse pas 8 jours en été et 12 jours en hiver (soit plus de 90% des PNC). Oui aussi elle est bonifiée de 40% sur le 2ème semestre si moins de 10 jours d’absence maladie sur l’année (soit 700€). La maladie qui entraîne l’hospitalisation, la maternité et l’accident de travail n’impacte pas cette prime ! Fallait-il laisser supprimer les primes ventes à bord et service affrété sans réagir, sans échange ? La réponse pour le SNTA/CFDT est non bien sûr ! Mieux vaut un tient pour plus de 90% des PNC que Zéro tu l’auras pour tous ! – On vous dit que les heures forfaitaires sont une arnaque et que si ce seul point était résolu, l’accord serait acceptable ! C’est vrai que certains forfaits au départ de LYS notamment sont à retoucher à la hausse, on y travaille. Mais encore une fois, 90% des vols sont réalisables, moyens ou avantageux. Quel PNC n’a pas remarqué qu’un PNT qui souhaite prendre un vol GP après sa rotation nous produit un temps de vol miraculeux et exceptionnellement plus court ? Pourquoi lorsqu’une AJR ou ½ AJR vient compléter un manque de vol, le sujet n’est pas évoqué par les détracteurs ? Non, disent-ils, ça ne compte pas, l’AJR c’est à part, faut pas tout mélanger ! Cet accord n’est pas parfait (et pour rappel ça n’existe pas un accord parfait) mais il doit vivre. Il implique surtout ceux qui le souhaitent par le volontariat et l’incitatif, il nous permet de passer un cap sans casse ! Tout ce qui est nouveau et surtout mal compris dérange ! Il sera toujours plus facile de dire que cet accord est mauvais. Il sera toujours plus facile de ne pas se mouiller et de dire sans rien proposer que les signataires sont des méchants vendus. Il est aussi toujours plus facile de ne signer aucun accord quelques mois avant les élections des Délégués du Personnel et du Comité d’entreprise. Pour notre part, le SNTA/CFDT n’est pas une vitrine de démagogie, notre conviction est que seul le travail syndical de fond et argumenté permettra de passer le cap. C’est vrai que nous pouvons nous tromper et nous retrouver isolés ou pas après les élections mais c’est un risque que nous savons prendre au SNTA/CFDT dès lors qu’il s’agit de préserver et de développer les emplois des salariés Brit Air.
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